Dans cet article
- La mention « fait maison » est encadrée par le décret n° 2015-505 du 6 mai 2015 : seuls les plats élaborés sur place à partir de produits bruts peuvent l’afficher
- Un restaurateur n’est pas obligé de demander la mention : elle reste volontaire, ce qui signifie que son absence ne prouve rien
- Le logo officiel (une casserole surmontée d’un toit) doit figurer en face de chaque plat concerné ou en tête de menu si tous les plats sont faits maison
- Selon la DGCCRF, environ 35 % des restaurants contrôlés présentaient des anomalies liées à la mention fait maison lors des dernières campagnes
- Certains produits transformés sont tolérés par la loi dans un plat fait maison : pâtes sèches, pain, fond de sauce déshydraté, chocolat de couverture
- Pour le consommateur, 5 indices concrets permettent de repérer un restaurant qui cuisine vraiment, même sans logo affiché
Sommaire
- Fait maison en restaurant : que dit exactement la loi ?
- Le logo et la mention « fait maison » : comment les repérer
- Quels produits transformés sont autorisés dans un plat fait maison ?
- Fait maison, artisan, maître restaurateur : ne pas confondre
- 5 indices concrets pour repérer un restaurant qui cuisine vraiment
- Contrôles et sanctions : ce que risque un restaurateur qui triche
- Fait maison au restaurant et budget alimentaire : le vrai calcul
- Évolution de la réglementation : ce qui change en 2025-2026
Vous poussez la porte d’un restaurant, vous lisez la carte, et vous voyez « fait maison » à côté de plusieurs plats. Bonne nouvelle ? Pas forcément. Entre le restaurateur passionné qui épluche ses légumes à 6 h du matin et celui qui réchauffe des poches sous vide en se contentant d’un coup de poêle, la frontière est parfois floue. Et la mention « fait maison », si elle est encadrée par la loi depuis 2014, n’est ni un label, ni une garantie absolue. Je vous explique ce qu’elle signifie vraiment, comment la vérifier, et surtout comment repérer les restaurants qui cuisinent pour de bon, même sans logo en vitrine.
Fait maison en restaurant : que dit exactement la loi ?
La mention « fait maison » a été introduite par la loi n° 2014-344 du 17 mars 2014 (dite loi Hamon relative à la consommation), puis précisée par le décret n° 2015-505 du 6 mai 2015. Son objectif : permettre au consommateur de distinguer, sur une carte de restaurant, les plats réellement cuisinés sur place de ceux issus de l’industrie agroalimentaire.
Concrètement, selon la fiche officielle du ministère de l’Économie, un plat est « fait maison » s’il remplit deux conditions cumulatives :
- Il est élaboré sur place : la cuisine se fait dans les locaux du restaurant (ou dans un lieu clairement identifié pour les food trucks, traiteurs, etc.)
- Il est préparé à partir de produits bruts : des ingrédients crus, non transformés, non assemblés, qui n’ont subi aucune modification importante (cuisson, assaisonnement, mélange avec d’autres produits)
Autrement dit, une blanquette de veau faite maison, c’est un restaurateur qui achète du veau cru, des carottes, de la crème, et qui cuisine le tout dans sa propre cuisine. Ce n’est pas un plat livré en barquette par un fournisseur, réchauffé et dressé dans l’assiette, même si le restaurateur ajoute un brin de persil frais.
Point important : la mention est volontaire. Un restaurateur qui cuisine tout de A à Z n’est pas obligé de l’indiquer. Et inversement, un restaurant qui ne l’affiche pas ne signifie pas qu’il ne cuisine pas. C’est une nuance essentielle, qui explique pourquoi cette mention seule ne suffit pas à juger un établissement.

Le logo et la mention « fait maison » : comment les repérer
Le logo officiel représente une casserole surmontée d’un toit de maison. Il est défini par arrêté et doit être utilisé de manière normalisée. Voici les règles d’affichage fixées par le Code de la consommation (article D.122-1 et suivants) :
- Le logo doit apparaître en face de chaque plat concerné sur la carte ou le menu
- Si tous les plats de la carte sont faits maison, un seul logo peut être placé en en-tête, bien visible
- L’affichage est obligatoire à l’intérieur du restaurant et sur tout support (carte physique, ardoise, menu en ligne, plateforme de livraison)
- Le restaurateur peut aussi apposer le logo en vitrine, mais ce n’est pas une obligation
En pratique, de nombreux restaurants n’utilisent pas le logo normalisé. Certains écrivent simplement « fait maison » ou « cuisine maison » sur leur carte. Seule la formulation « fait maison » accompagnée du logo officiel a une valeur réglementaire. Les termes « cuisine traditionnelle », « maison », « comme chez mamie » n’ont aucune portée juridique : ils relèvent du marketing, pas de la loi.
Quels produits transformés sont autorisés dans un plat fait maison ?
C’est là que ça se complique. La loi prévoit une liste d’exceptions : certains produits transformés peuvent entrer dans la composition d’un plat fait maison sans que celui-ci perde sa mention. La logique est pragmatique : on ne peut pas demander à un restaurateur de fabriquer ses pâtes sèches ou son chocolat.
| Produit transformé autorisé | Exemple concret | Justification |
|---|---|---|
| Pâtes sèches et semoules | Spaghetti, couscous | Produits de base non réalisables en restaurant classique |
| Pain | Baguette pour accompagnement, croûtons | Relève du métier de boulanger |
| Fonds blancs, bruns, fumets déshydratés | Fond de veau en poudre | Produits d’appoint courants en cuisine professionnelle |
| Chocolat de couverture | Ganache pour dessert | Produit technique de pâtisserie |
| Charcuteries sèches et fumées | Lardons, jambon sec | Relève du métier de charcutier |
| Fromages | Gruyère râpé, comté pour gratin | Relève du métier de fromager |
| Condiments et épices | Moutarde, huile d’olive, vinaigre | Produits de base universels |
| Fruits et légumes surgelés non cuisinés | Petits pois surgelés nature | Conservation sans transformation |
En revanche, sont interdits dans un plat fait maison : les sauces industrielles prêtes à l’emploi (type sauce béarnaise en brique), les plats préparés du commerce, les fonds de tarte industriels, les desserts pré-assemblés type mousse en poudre, et bien sûr les plats livrés en sous-traitance par une cuisine centrale.
Cette liste d’exceptions est régulièrement critiquée. Certains chefs estiment qu’elle est trop permissive ; d’autres, notamment dans la restauration rapide de qualité, la trouvent trop restrictive. Quoi qu’il en soit, elle fixe un cadre clair que vous pouvez utiliser comme grille de lecture quand vous interrogez un restaurateur sur ses pratiques.
Fait maison, artisan, maître restaurateur : ne pas confondre
Le paysage des labels et mentions en restauration est un véritable maquis. Pour y voir clair, voici les trois principales distinctions à connaître, parce qu’elles ne garantissent pas du tout la même chose :
La mention « fait maison » : elle est déclarative, volontaire, et porte sur chaque plat individuellement. Un restaurant peut avoir trois plats faits maison et sept qui ne le sont pas. Aucun contrôle préalable n’est nécessaire pour l’utiliser : le restaurateur s’engage sur l’honneur, et c’est la DGCCRF qui contrôle a posteriori.
Le titre d’artisan : depuis 2015, un restaurateur peut se prévaloir du titre d’« artisan cuisinier » s’il justifie d’un CAP, BEP ou titre équivalent en cuisine, ou de cinq ans d’expérience professionnelle. Ce titre valorise un savoir-faire mais ne garantit pas que chaque plat est fait maison.
Le titre de maître restaurateur : c’est le seul titre délivré par l’État en restauration. Il est attribué pour quatre ans par le préfet, après un audit indépendant portant sur la qualité des produits, la cuisine sur place, l’accueil, et le cadre. C’est la reconnaissance la plus exigeante, mais aussi la moins répandue : on compte environ 4 000 maîtres restaurateurs en France.
Si vous cherchez une garantie solide que le restaurant cuisine vraiment, le titre de maître restaurateur est le plus fiable. Mais il reste rare, et beaucoup d’excellents restaurants de quartier cuisinent tout sans détenir ce titre. C’est pourquoi il est utile de savoir repérer les indices par vous-même. En parallèle, si vous souhaitez mieux comprendre les labels sur les produits que vous achetez, notre guide des labels alimentaires vous donne les clés pour décoder Bio, Label Rouge, AOP et les autres.

5 indices concrets pour repérer un restaurant qui cuisine vraiment
Au-delà du logo et des mentions officielles, voici cinq signaux que j’utilise personnellement (et que tout le monde peut vérifier) pour évaluer si un restaurant travaille des produits frais :
1. La taille de la carte
Un restaurant qui cuisine vraiment a généralement une carte courte, entre 6 et 15 plats. Quand vous voyez 40 références allant du pad thaï au magret de canard en passant par la pizza quatre fromages, il y a de fortes chances que la majorité vienne de fournisseurs industriels. Une cuisine avec deux ou trois personnes ne peut pas gérer autant de préparations différentes à partir de produits bruts.
2. La rotation de la carte
Un restaurant qui travaille des produits frais et de saison change sa carte régulièrement. Si le menu n’a pas bougé depuis trois ans, c’est un signal faible. Les restaurateurs qui cuisinent vraiment s’adaptent aux arrivages, à la saison, aux prix du marché. Certains affichent même un menu du jour sur ardoise, signe d’une cuisine vivante. Pour aller plus loin sur la saisonnalité et ses bénéfices, notre article sur l’alimentation saine en famille aborde le sujet en détail.
3. Les horaires de service
Un restaurant qui propose un service continu de 11 h à 23 h avec la même carte complète a probablement recours à des plats réchauffés ou pré-préparés industriellement. La cuisine maison demande du temps de préparation, et la plupart des vrais cuisiniers travaillent sur des créneaux de service définis (12 h-14 h, 19 h-21 h 30 par exemple).
4. La transparence du restaurateur
N’hésitez pas à poser la question directement : « Ce plat, c’est vous qui le cuisinez ? D’où viennent vos produits ? » Un restaurateur qui cuisine vraiment sera fier de vous répondre. Il mentionnera souvent ses fournisseurs, le marché où il s’approvisionne, le maraîcher du coin. Celui qui botte en touche ou se montre vague a probablement quelque chose à cacher.
5. Le rapport qualité-prix et la cohérence
Un plat fait maison a un coût de revient plus élevé qu’un plat industriel. Si vous trouvez un restaurant qui propose un menu entrée-plat-dessert fait maison à 9,90 € en centre-ville, méfiez-vous. À l’inverse, un prix élevé n’est pas non plus une garantie. Regardez la cohérence d’ensemble : produits de saison, carte courte, présentation soignée mais pas standardisée, temps d’attente raisonnable entre la commande et le service. Si votre plat arrive en trois minutes, c’est rarement bon signe.
Ces réflexes s’appliquent aussi quand vous commandez en ligne. D’ailleurs, si vous utilisez des plateformes de livraison, consultez notre comparatif des services de courses en ligne pour vérifier la transparence des informations fournies.
Contrôles et sanctions : ce que risque un restaurateur qui triche
La DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) est l’autorité compétente pour contrôler l’utilisation de la mention fait maison. Lors de ses campagnes de contrôle, les agents vérifient les factures d’achat, inspectent les cuisines, et confrontent la carte aux produits réellement stockés.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Lors des dernières campagnes publiées, la DGCCRF relevait un taux d’anomalie d’environ 35 % sur les établissements contrôlés pour la mention fait maison. Les infractions les plus courantes :
- Utilisation de la mention sur des plats contenant des produits transformés non autorisés (sauces industrielles, fonds de tarte du commerce)
- Mention « fait maison » affichée alors que les plats sont préparés dans une cuisine centrale externe
- Logo utilisé de manière trompeuse (en vitrine sans que les plats le soient réellement)
- Confusion volontaire entre « cuisine maison » (terme marketing sans valeur juridique) et « fait maison » (mention réglementée)
Les sanctions prévues sont sérieuses. L’utilisation frauduleuse de la mention fait maison constitue une pratique commerciale trompeuse, passible de :
- 2 ans d’emprisonnement et 300 000 € d’amende pour une personne physique
- Jusqu’à 1 500 000 € pour une personne morale
- Des injonctions administratives et des amendes forfaitaires pour les cas moins graves
Malgré ces sanctions théoriquement lourdes, les contrôles restent insuffisants au regard du nombre de restaurants en France (plus de 175 000 établissements de restauration commerciale). C’est pourquoi votre vigilance de consommateur reste votre meilleure alliée. Comme pour le décryptage des étiquettes alimentaires en supermarché, apprendre à lire entre les lignes fait toute la différence.

Fait maison au restaurant et budget alimentaire : le vrai calcul
Manger dans un restaurant qui cuisine vraiment coûte-t-il forcément plus cher ? Pas toujours, et c’est là que le sujet rejoint directement votre budget courses.
Le prix moyen d’un repas au restaurant en France tourne autour de 15 à 18 € par personne en restauration classique (hors boissons). Dans un restaurant fait maison de quartier, comptez plutôt 14 à 22 € pour un plat du jour, selon la ville et le standing. La différence avec une chaîne ou un restaurant industriel n’est pas toujours énorme, car le restaurateur qui cuisine maison a souvent des charges de personnel plus élevées mais des marges sur matières premières plus maîtrisées.
L’enjeu principal, c’est la fréquence. Si vous mangez au restaurant deux à trois fois par semaine, choisir un établissement fait maison plutôt qu’une chaîne industrielle représente un surcoût mensuel de 20 à 50 € en moyenne. Mais vous y gagnez en qualité nutritionnelle, en traçabilité des ingrédients, et en soutien à l’économie locale.
Pour les familles qui surveillent leur budget, la meilleure stratégie reste de combiner fait maison à la maison et sorties ciblées dans des restaurants de qualité. Plutôt que quatre repas en chaîne, réservez-en deux dans un vrai restaurant et cuisinez les deux autres soirs avec des recettes économiques à moins de 3 € par personne. Le bilan financier sera similaire, et la satisfaction bien supérieure.
Si vous souhaitez optimiser votre budget alimentaire global, notre méthode de liste de courses minimaliste vous aide à acheter moins et mieux, ce qui libère du budget pour ces sorties restaurant de qualité.
Évolution de la réglementation : ce qui change en 2025-2026
La réglementation autour du fait maison est en mouvement. Depuis 2024, le gouvernement a annoncé vouloir assouplir certaines règles pour soutenir les restaurateurs en difficulté économique, tout en renforçant la transparence pour les consommateurs. Plusieurs pistes sont à l’étude :
- Élargissement de la liste des produits transformés autorisés : certains produits semi-élaborés (pâtes fraîches du commerce, purées de légumes surgelées) pourraient être intégrés à la liste des exceptions
- Obligation d’information renforcée : les restaurateurs pourraient être contraints d’indiquer l’origine des plats non faits maison (cuisine centrale, fournisseur industriel), pas seulement ceux qui le sont
- Extension aux plateformes de livraison : la mention fait maison devrait apparaître de manière visible et non optionnelle sur les applications type Uber Eats ou Deliveroo
- Renforcement des contrôles DGCCRF : un plan pluriannuel de contrôles ciblés sur la restauration rapide et les dark kitchens est en préparation
Par ailleurs, le débat européen avance. La Commission européenne travaille sur une harmonisation des mentions de qualité en restauration à l’échelle de l’UE, mais aucun texte contraignant n’est attendu avant 2027. En attendant, la France reste l’un des rares pays européens à disposer d’un cadre légal spécifique sur le fait maison en restauration.
Pour suivre ces évolutions, consultez régulièrement le site de la DGCCRF qui publie les résultats de ses enquêtes et les mises à jour réglementaires. Et si vous voulez comprendre comment les modes de consommation alimentaire évoluent de manière plus large, notre analyse des modes de courses alimentaires en France complète bien cette lecture.
Pour les restaurateurs souhaitant se mettre en conformité, le guide pratique de Service-Public.fr détaille les conditions d’utilisation du logo et les obligations déclaratives.
À retenir
- Cherchez le logo officiel (casserole + toit) en face de chaque plat sur la carte, pas seulement en vitrine
- Privilégiez les restaurants à carte courte (moins de 15 plats) qui changent régulièrement selon la saison
- Posez la question au restaurateur : un vrai cuisinier sera fier de parler de ses produits et de ses fournisseurs
- Ne confondez pas « fait maison » avec « cuisine maison » ou « tradition » : seule la mention réglementaire a une valeur juridique
- Pour maximiser votre budget, alternez sorties ciblées dans des restaurants faits maison et repas économiques cuisinés chez vous
Questions fréquentes
Qu’est-ce que le fait maison en restauration ?
Le fait maison en restauration désigne un plat élaboré sur place par le restaurateur, à partir de produits bruts (crus, non transformés). Cette mention est encadrée par le décret n° 2015-505 du 6 mai 2015. Certains produits transformés sont toutefois tolérés : pâtes sèches, pain, fromages, charcuteries, condiments, fonds déshydratés et chocolat de couverture.
Quand peut-on dire que c’est fait maison ?
Un plat peut porter la mention « fait maison » lorsqu’il est cuisiné sur place (dans les locaux de l’établissement) à partir de produits bruts ou de produits figurant sur la liste d’exceptions prévue par la loi. La transformation, la cuisson et l’assemblage doivent être réalisés par le restaurateur lui-même ou son équipe, pas par un prestataire externe.
La mention fait maison est-elle obligatoire pour les restaurants ?
Non, la mention fait maison est volontaire. Un restaurateur qui cuisine tout à partir de produits frais n’est pas obligé de l’afficher. En revanche, s’il décide de l’utiliser, il doit respecter scrupuleusement les conditions fixées par la loi, sous peine de sanctions pour pratique commerciale trompeuse pouvant aller jusqu’à 300 000 € d’amende.
Comment signaler un restaurant qui utilise abusivement la mention fait maison ?
Vous pouvez signaler une utilisation abusive de la mention fait maison sur la plateforme SignalConso (signal.conso.gouv.fr), gérée par la DGCCRF. Décrivez les faits constatés (plat manifestement industriel présenté comme fait maison, incohérence entre la carte et la réalité). La DGCCRF pourra ensuite décider d’un contrôle sur place.
Quelle est la différence entre fait maison et maître restaurateur ?
La mention « fait maison » est déclarative et porte sur chaque plat individuellement : le restaurateur s’engage sans contrôle préalable. Le titre de maître restaurateur est délivré par le préfet après un audit indépendant, pour une durée de quatre ans. Il évalue la qualité globale de l’établissement : produits, cuisine sur place, accueil, cadre. C’est le seul titre d’État en restauration.
Un dessert peut-il être considéré comme fait maison ?
Oui, un dessert peut porter la mention fait maison s’il est préparé sur place à partir de produits bruts. Le chocolat de couverture est autorisé comme exception. En revanche, un fondant au chocolat réalisé à partir d’une préparation en poudre industrielle ou une mousse issue d’un mix prêt à l’emploi ne peut pas être qualifié de fait maison.