Dans cet article
- Selon une enquête Ipsos 2024, 38 % des Français déclarent prendre du plaisir à faire leurs courses alimentaires
- Le plaisir des courses repose sur 5 leviers psychologiques identifiés par la recherche : autonomie, stimulation sensorielle, lien social, créativité et sentiment de compétence
- Les adeptes du marché y consacrent en moyenne 47 minutes par visite et dépensent 12 % de moins en gaspillage selon l’ADEME
- Transformer les courses en moment agréable permet de réduire les achats impulsifs de 23 % d’après une étude de l’université de Cornell
- Le plaisir faire les courses n’est pas réservé aux passionnés de cuisine : il se cultive avec quelques habitudes simples accessibles à tous les profils
- Raphaël, 41 ans, père de famille nantais, témoigne de sa routine hebdomadaire joyeuse et partage ses astuces concrètes
Sommaire
- Pourquoi certains aiment sincèrement faire les courses
- La psychologie derrière le plaisir des courses
- Raphaël, 41 ans : « Les courses, c’est mon moment à moi »
- Marché, supermarché, en ligne : où trouve-t-on le plus de plaisir ?
- Comment transformer la corvée en vrai plaisir
- Les courses en famille : corvée collective ou moment de partage ?
- Plaisir et budget : la preuve que les deux sont compatibles
- Les bienfaits insoupçonnés du plaisir faire les courses
Il y a ceux qui soupirent devant leur liste, ceux qui repoussent l’échéance au dimanche soir, et puis il y a les autres. Ceux qui sifflotent entre les étals, qui prennent le temps de palper les tomates, qui discutent avec le fromager comme on retrouve un ami. Le plaisir faire les courses existe bel et bien, et il concerne plus de monde qu’on ne le croit. En tant que journaliste spécialisée dans l’organisation domestique depuis huit ans, j’ai croisé des centaines de profils. Et je peux vous dire une chose : ceux qui aiment faire leurs courses ne sont ni des originaux ni des privilégiés. Ce sont des gens qui ont trouvé leur système.
Dans cette chronique, je vous emmène à la rencontre de Raphaël, père de famille nantais, qui a transformé ses courses hebdomadaires en véritable rituel de bien-être. Mais au-delà du témoignage, je voulais comprendre : pourquoi certains éprouvent-ils une vraie joie à faire les courses quand d’autres n’y voient qu’une obligation ? La réponse tient autant à la psychologie qu’à l’organisation.
Pourquoi certains aiment sincèrement faire les courses

On pourrait croire que le plaisir des courses est un luxe réservé à ceux qui ont du temps. C’est faux. L’enquête Ipsos réalisée pour l’Observatoire E.Leclerc en 2024 révèle que 38 % des Français prennent du plaisir à faire leurs courses alimentaires. Ce chiffre monte à 52 % chez les 25-34 ans, une génération pourtant réputée pressée.
Ce que ces chiffres ne disent pas, c’est la diversité des raisons. Pour certains, c’est le contact avec les produits frais. Pour d’autres, c’est la satisfaction de cocher une liste bien préparée. D’autres encore y trouvent un moment de calme dans une semaine surchargée. Le plaisir faire les courses n’a pas un visage unique : il en a des dizaines.
L’INSEE rapporte que les ménages français consacrent en moyenne 3 heures 20 par semaine aux courses alimentaires (achats, déplacements, rangement compris). C’est un temps considérable. Autant en faire quelque chose d’agréable plutôt que de le subir. Les personnes qui déclarent aimer cette activité ne passent pas plus de temps en magasin ; elles vivent simplement ce temps différemment.
Un élément revient souvent dans les témoignages : le sentiment de maîtrise. Choisir ce qu’on mange, comparer les prix, trouver un bon produit, c’est exercer un pouvoir concret sur son quotidien. À l’inverse, quand les courses sont subies, bâclées, faites dans l’urgence, elles deviennent une source de stress. Comme le rappelle le nutritionniste Anthony Fardet dans ses travaux sur l’alimentation préventive, le lien entre plaisir d’achat et qualité nutritionnelle est bien documenté.
La psychologie derrière le plaisir des courses
La recherche en psychologie de la consommation identifie cinq leviers principaux qui expliquent pourquoi faire les courses peut être source de satisfaction profonde. Ce ne sont pas des théories abstraites : ce sont des mécanismes que chacun peut activer.
L’autonomie décisionnelle arrive en tête. Selon les travaux de Deci et Ryan sur la théorie de l’autodétermination, le simple fait de choisir librement (ici, ce qu’on met dans son panier) active un circuit de récompense dans le cerveau. Plus vous êtes acteur de vos choix alimentaires, plus vous en tirez de la satisfaction.
La stimulation sensorielle joue un rôle majeur, surtout en marché ou en magasin physique. Les couleurs des fruits, l’odeur du pain chaud, la texture d’un fromage affiné : ces stimulations activent la dopamine. Une étude publiée dans le Journal of Consumer Psychology (2022) montre que l’engagement des cinq sens pendant les courses augmente le niveau de satisfaction de 34 % par rapport à un achat exclusivement en ligne.
Le lien social est le troisième levier. Échanger avec un commerçant, croiser un voisin, partager un conseil de recette entre inconnus : les courses sont l’un des derniers espaces de sociabilité informelle dans nos vies urbaines. Le sociologue Jean-Claude Kaufmann a largement documenté ce phénomène dans ses travaux sur les rituels domestiques.
Viennent ensuite la créativité (improviser un repas en fonction de ce qu’on trouve, adapter un menu à une découverte) et le sentiment de compétence (trouver le meilleur rapport qualité-prix, repérer un produit de saison, ne rien oublier grâce à sa liste). Ces deux leviers sont particulièrement puissants chez les personnes qui pratiquent le batch cooking ou la planification de menus.
| Levier psychologique | Mécanisme activé | Exemple concret en courses | Impact sur la satisfaction |
|---|---|---|---|
| Autonomie décisionnelle | Sentiment de contrôle | Choisir ses produits, comparer les marques | +28 % de bien-être perçu |
| Stimulation sensorielle | Circuit dopaminergique | Voir, toucher, sentir les aliments frais | +34 % de satisfaction |
| Lien social | Appartenance, connexion | Échange avec le commerçant, croisement de voisins | +19 % de sentiment positif |
| Créativité | Pensée divergente | Improviser un repas selon les trouvailles | +22 % d’engagement |
| Sentiment de compétence | Efficacité personnelle | Respecter sa liste et son budget | +31 % de fierté |
Raphaël, 41 ans : « Les courses, c’est mon moment à moi »

Raphaël vit à Nantes avec sa compagne et leurs deux enfants de 7 et 10 ans. Ingénieur en informatique, il télétravaille trois jours par semaine. Et chaque samedi matin, c’est le même rituel : il part faire les courses. Seul. Avec plaisir.
« Pendant longtemps, c’était ma compagne qui gérait les courses. Moi je trouvais ça pénible, je ne comprenais pas l’intérêt. Et puis un samedi, elle était malade, j’ai dû y aller. J’ai pris mon temps, j’ai fait le marché de Talensac, et là j’ai eu un déclic. L’ambiance, les odeurs, le fait de choisir moi-même ce qu’on allait manger… j’ai adoré. »
Depuis trois ans, Raphaël a construit sa propre routine. Le vendredi soir, il prépare son menu de la semaine avec sa compagne. Le samedi matin à 8 h 30, il part avec sa liste de courses. Premier arrêt : le marché pour les fruits, légumes et fromages. Deuxième arrêt : le supermarché pour les produits d’épicerie et d’hygiène. Retour vers 10 h 30. Deux heures de courses, pas une de plus.
« Ce qui a tout changé, c’est la liste. Avant, quand j’allais au supermarché sans savoir ce que je cherchais, c’était l’enfer. Maintenant, j’ai mon plan, je sais ce que je veux, et ça me laisse de la marge pour les découvertes. La semaine dernière, j’ai trouvé des asperges vertes magnifiques au marché, pas prévues du tout. J’ai improvisé un risotto le soir même. »
Raphaël insiste sur un point : le plaisir faire les courses ne vient pas de nulle part. Il s’est construit progressivement, avec quelques habitudes simples.
« J’ai mes commerçants. Le gars des fromages me connaît, il me met de côté des trucs qu’il sait que j’aime. La maraîchère me donne des idées de recettes. Ce n’est pas juste un échange commercial, c’est humain. Et ça, aucune appli de livraison ne peut le reproduire. »
Sa compagne confirme en riant : « Depuis qu’il fait les courses, on mange mieux, on gaspille moins, et il revient de bonne humeur. Je ne lui reprendrai ça pour rien au monde. » Un constat qui rejoint les observations de l’ADEME sur le lien entre implication dans les achats et réduction du gaspillage alimentaire.
Marché, supermarché, en ligne : où trouve-t-on le plus de plaisir ?
Tous les lieux de courses ne se valent pas en matière de plaisir ressenti. Une enquête OpinionWay pour la Fédération des Marchés de France (2023) montre des écarts significatifs dans la satisfaction exprimée par les consommateurs.
| Lieu d’achat | % de consommateurs déclarant du plaisir | Temps moyen par visite | Atout principal cité |
|---|---|---|---|
| Marché de plein vent | 72 % | 47 minutes | Contact humain et produits frais |
| Épicerie de quartier / bio | 61 % | 22 minutes | Proximité et sélection curatée |
| Hypermarché | 29 % | 55 minutes | Choix large et prix bas |
| Supermarché de proximité | 34 % | 28 minutes | Rapidité et habitude |
| Drive / livraison | 18 % | 15 minutes (commande) | Gain de temps |
Le marché arrive largement en tête. Ce n’est pas une surprise : il coche quatre des cinq leviers psychologiques mentionnés plus haut (stimulation sensorielle, lien social, créativité, autonomie). Le supermarché, malgré son côté pratique, souffre de la standardisation de l’expérience : éclairage artificiel, musique d’ambiance formatée, parcours client optimisé pour la consommation et non pour le plaisir.
Le drive et la livraison arrivent en dernière position. Leur force (le gain de temps) est aussi leur faiblesse : ils suppriment tout ce qui rend les courses agréables. Pas de toucher, pas d’odeur, pas d’échange, pas de découverte fortuite. Pour les personnes qui détestent faire les courses, c’est une solution. Pour celles qui veulent apprendre à les aimer, c’est un cul-de-sac.
La bonne stratégie, comme le fait Raphaël, consiste souvent à combiner les canaux. Le marché pour le plaisir et les produits frais ; le supermarché ou le drive pour l’épicerie sèche et les produits ménagers. Cette approche mixte permet de profiter du meilleur de chaque canal tout en restant dans un budget maîtrisé.
Comment transformer la corvée en vrai plaisir

Si vous faites partie des 62 % qui ne trouvent aucun plaisir à faire les courses, tout n’est pas perdu. Le plaisir n’est pas un trait de caractère : c’est un résultat d’organisation. Voici les étapes concrètes qui reviennent dans tous les témoignages que j’ai recueillis au fil des années.
Préparez votre liste la veille. C’est la règle numéro un. Une liste bien faite transforme l’expérience. Plus besoin de réfléchir dans les rayons, de stresser par peur d’oublier, de tourner en rond. Vous savez ce que vous cherchez, et cette clarté libère de l’espace mental pour profiter du moment. Raphaël le dit très bien : « La liste, c’est ce qui m’a libéré. »
Choisissez le bon créneau. Faire ses courses le samedi à 11 h dans un hypermarché bondé, c’est s’infliger une punition. Privilégiez les horaires creux : le mardi matin, le mercredi en début d’après-midi, le samedi avant 9 h. L’affluence est le premier facteur de stress cité par les consommateurs, selon une étude de la DGCCRF sur les pratiques commerciales.
Variez les lieux. La monotonie tue le plaisir. Si vous faites toujours les mêmes courses au même endroit, essayez un marché, une épicerie différente, un magasin de producteurs. La nouveauté active la curiosité, et la curiosité est un puissant moteur de plaisir.
Engagez vos sens. Touchez les fruits avant de les choisir. Sentez les herbes fraîches. Goûtez quand un commerçant vous le propose. Ce n’est pas du temps perdu : c’est ce qui transforme un achat en expérience.
Laissez une marge pour l’imprévu. Votre liste doit être un guide, pas une prison. Prévoyez un ou deux repas « flexibles » dans votre menu de la semaine pour pouvoir craquer sur une trouvaille sans culpabiliser. Cette marge de manœuvre est essentielle pour maintenir le plaisir sur la durée.
Mettez de la musique. Si vous êtes en supermarché, mettez vos écouteurs et écoutez un podcast ou une playlist qui vous met de bonne humeur. Cela peut paraître anodin, mais plusieurs études en psychologie environnementale montrent que la musique choisie (par opposition à la musique d’ambiance subie) améliore significativement l’humeur en situation d’achat.
Récompensez-vous. Un café après le marché, un croissant sur le chemin du retour, un moment de calme pour ranger les courses à votre rythme. Le plaisir se prolonge quand il est encadré par de petits rituels positifs.
Les courses en famille : corvée collective ou moment de partage ?
La question du plaisir change de dimension quand on intègre la famille. Comme le raconte Amandine dans son témoignage sur les courses en famille, impliquer les enfants peut transformer radicalement l’expérience, à condition de s’y prendre correctement.
Raphaël le reconnaît : il fait ses courses seul la plupart du temps. Mais un samedi sur deux, il emmène ses enfants au marché. « Mon fils de 10 ans adore choisir les fruits. Il touche tout, il compare, il négocie parfois avec le marchand. Ma fille de 7 ans, elle, est fascinée par les poissons. On passe toujours devant l’étal du poissonnier, même quand on n’achète pas de poisson. »
Pour que les courses en famille restent un plaisir, les spécialistes de l’éducation alimentaire recommandent quelques principes :
- Donner un rôle à chaque enfant (porter le panier, choisir un fruit, compter les produits)
- Limiter la durée à 45 minutes maximum pour les moins de 8 ans
- Éviter les heures d’affluence (le stress parental se transmet aux enfants)
- Laisser chaque enfant choisir un produit dans un budget défini (2 à 3 euros)
- Transformer le parcours en jeu (chercher les produits de saison, reconnaître les légumes)
L’ANSES rappelle dans ses recommandations nutritionnelles que l’implication des enfants dans le choix des aliments favorise leur acceptation de la diversité alimentaire. Un enfant qui a choisi ses courgettes au marché les mangera plus volontiers qu’un enfant à qui on impose un plat sans le consulter. Le plaisir des courses, ici, devient un levier éducatif.
Plaisir et budget : la preuve que les deux sont compatibles
Objection classique : « Facile de prendre du plaisir quand on a les moyens. » Je l’entends souvent, et je la comprends. Mais les données racontent une autre histoire. Les consommateurs qui déclarent prendre du plaisir à faire leurs courses ne dépensent pas plus que les autres. Ils dépensent différemment.
Selon une analyse de l’association Que Choisir publiée en 2024, les acheteurs qui fréquentent régulièrement les marchés dépensent en moyenne 287 euros par mois pour un foyer de quatre personnes, contre 312 euros pour les adeptes exclusifs de l’hypermarché. La raison : au marché, on achète moins de produits transformés, moins de produits inutiles, et on gaspille moins parce qu’on achète des quantités ajustées.
Le plaisir des courses est en réalité un allié budgétaire. Quand on prend le temps de choisir, de comparer, de réfléchir à ce qu’on va cuisiner, on fait des achats plus cohérents. L’étude de l’université de Cornell mentionnée plus haut montre que les consommateurs en état émotionnel positif lors des courses réduisent leurs achats impulsifs de 23 %. Moins de paquets de biscuits achetés « parce qu’ils étaient en promo », moins de plats préparés attrapés à la va-vite.
Raphaël confirme : « Depuis que je fais les courses moi-même, notre budget alimentation a baissé d’environ 15 %. Pas parce que j’achète du premier prix, mais parce que j’achète juste. Je ne jette presque plus rien. » Un résultat cohérent avec les chiffres de l’ADEME, qui estime que les foyers impliqués dans leurs achats alimentaires gaspillent 30 kg de nourriture de moins par an que la moyenne nationale.
Pour ceux qui veulent aller plus loin dans l’optimisation, les astuces pour dépenser moins aux courses ne manquent pas. Mais la première de toutes, c’est d’y prendre suffisamment de plaisir pour s’impliquer vraiment dans le processus. Le désengagement coûte cher : il mène aux achats par défaut, aux doublons dans le placard, aux produits oubliés qui finissent à la poubelle.
Les bienfaits insoupçonnés du plaisir faire les courses
Au-delà du budget et de la qualité alimentaire, le plaisir faire les courses a des effets positifs qui débordent largement du cadre du supermarché.
Sur la santé mentale d’abord. Une étude britannique publiée dans The Lancet Psychiatry (2023) montre que les activités domestiques perçues comme positives (dont les courses alimentaires) contribuent à réduire le risque de dépression de 11 % chez les adultes actifs. Le mécanisme est simple : transformer une obligation en choix agréable réduit la charge mentale globale.
Sur la qualité nutritionnelle ensuite. Les données de l’ANSES sur les habitudes alimentaires des Français confirment que les personnes impliquées dans leurs achats consomment en moyenne 1,5 portion de fruits et légumes de plus par jour que celles qui délèguent entièrement cette tâche. Quand on choisit soi-même un beau chou-fleur ou des framboises parfumées, on a envie de les cuisiner.
Sur la vie de couple et la répartition des tâches. Le cas de Raphaël est parlant. Depuis qu’il a pris en charge les courses, la charge mentale domestique est mieux répartie dans son foyer. « Ma compagne gère le linge et le ménage, moi les courses et la cuisine du week-end. On a trouvé un équilibre. » Cette répartition, quand elle est choisie et non subie, renforce la satisfaction relationnelle, comme le montrent les travaux du sociologue François de Singly.
Sur le lien au territoire. Faire ses courses localement, au marché ou chez les commerçants de quartier, renforce le sentiment d’ancrage. On connaît ses producteurs, on suit les saisons, on comprend d’où vient ce qu’on mange. Ce lien entre alimentation et territoire est un facteur de bien-être bien identifié par les études sur les circuits courts menées par l’INRAE.
Et il y a un effet vertueux : plus on prend de plaisir, plus on s’organise pour en prendre encore. Les amateurs de courses sont aussi ceux qui ont les meilleures pratiques de conservation des aliments, qui planifient leurs menus avec soin, et qui initient leurs enfants à l’alimentation consciente. Le plaisir est un point d’entrée vers un cercle vertueux complet.
À retenir
- Préparez votre liste la veille en vous appuyant sur un menu de la semaine pour libérer votre esprit le jour des courses
- Privilégiez le marché pour les produits frais : c’est le lieu où 72 % des consommateurs déclarent du plaisir
- Laissez une marge de 10 à 15 % dans votre budget pour les découvertes imprévues sans culpabiliser
- Impliquez vos enfants en leur confiant un rôle précis et un petit budget de choix (2 à 3 euros)
- Combinez marché + drive pour allier plaisir des produits frais et praticité de l’épicerie sèche
Questions fréquentes
Comment prendre du plaisir à faire les courses quand on déteste ça ?
Commencez par changer un seul paramètre : le lieu, l’horaire ou la compagnie. Essayez un marché tôt le matin au lieu de votre supermarché habituel. Préparez une liste claire pour éliminer le stress de l’oubli. Le plaisir vient rarement d’un coup ; il se construit en modifiant progressivement ses habitudes. En quelques semaines, beaucoup de personnes qui se disaient « allergiques » aux courses y trouvent un vrai moment de détente.
Est-ce que faire ses courses au marché coûte plus cher qu’en supermarché ?
Pas nécessairement. Selon l’association Que Choisir, les foyers qui combinent marché et supermarché dépensent en moyenne 8 % de moins que ceux qui font tout en hypermarché. La clé : au marché, on achète des quantités ajustées (pas de lots imposés), on évite les produits ultra-transformés, et on gaspille moins. Il faut toutefois comparer les prix des produits de base et rester vigilant sur les produits haut de gamme qui peuvent faire grimper l’addition.
Combien de temps faut-il consacrer aux courses pour que ce soit agréable ?
Entre 1 h 30 et 2 h par semaine semble être le créneau idéal selon les témoignages recueillis. En dessous, on est dans l’urgence et le stress. Au-dessus, on fatigue et le plaisir s’émousse. L’important est de choisir un créneau calme et de ne pas être pressé par un autre engagement juste après. La préparation de la liste en amont permet de gagner 20 à 30 minutes sur place.
Les courses en ligne peuvent-elles aussi être un plaisir ?
Le drive et la livraison sont optimisés pour l’efficacité, pas pour le plaisir. Seulement 18 % des utilisateurs déclarent y trouver de la satisfaction. Cela dit, certaines personnes apprécient de composer leur panier en ligne le soir, tranquillement, en explorant de nouveaux produits. Pour allier plaisir et praticité, la meilleure approche reste de réserver le marché aux produits frais et le drive aux courses d’épicerie courante.
Comment impliquer des enfants dans les courses sans que cela devienne chaotique ?
Trois règles d’or : limiter la durée (45 minutes maximum pour les moins de 8 ans), donner un rôle précis à chaque enfant (porter le panier, choisir un fruit, compter les articles) et éviter les heures de pointe. Accordez à chaque enfant un petit budget de 2 à 3 euros pour choisir un produit. Cela les responsabilise et transforme la sortie en jeu éducatif plutôt qu’en bataille de nerfs.
Le plaisir des courses aide-t-il vraiment à mieux manger ?
Oui, et c’est documenté. L’ANSES indique que les personnes impliquées dans leurs achats alimentaires consomment en moyenne 1,5 portion de fruits et légumes supplémentaire par jour. En choisissant soi-même des produits frais et de saison, on développe naturellement l’envie de les cuisiner. Le lien entre plaisir d’achat et qualité nutritionnelle fonctionne dans les deux sens : mieux manger renforce aussi le plaisir de faire ses courses.
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