Près de 600 000 Français seraient concernés par la maladie cœliaque, et bien plus encore par une intolérance au lactose touchant environ 20 à 40 % de la population adulte selon les estimations de l’ANSES. Quand ces deux contraintes se cumulent, composer des repas variés et équilibrés chaque jour relève du casse-tête. Pourtant, avec un bon planning et quelques réflexes, un menu semaine sans gluten sans lactose devient non seulement faisable, mais franchement savoureux. Voici le guide complet pour y parvenir sans stress, sans monotonie et sans exploser votre budget.
Dans cet article
- Un planning complet de 7 jours de menus sans gluten ni lactose, du petit-déjeuner au dîner
- Les 3 céréales interdites (blé, orge, seigle) et les alternatives sûres à privilégier
- Un tableau comparatif des farines sans gluten avec leur prix moyen au kilo
- La méthode en 4 étapes pour planifier ses menus et générer sa liste de courses
- Des astuces concrètes pour maintenir un budget alimentaire autour de 5 à 7 € par personne et par jour
- Les réponses aux questions les plus fréquentes : ventre plat, aliments interdits, substituts laitiers
Sommaire
- Pourquoi combiner sans gluten et sans lactose
- Quoi manger sans gluten et sans lactose : les bases
- Les 3 aliments interdits dans le régime sans gluten
- Menu complet : 7 jours sans gluten sans lactose
- Comment planifier ses menus pour la semaine
- Adapter ses menus selon la saison
- Farines sans gluten : comparatif et utilisations
- Budget et astuces anti-gaspillage
- Manger sans gluten fait-il dégonfler le ventre
Pourquoi combiner sans gluten et sans lactose
L’association de ces deux évictions n’est pas un effet de mode. Chez les personnes atteintes de maladie cœliaque, l’inflammation intestinale provoquée par le gluten endommage les villosités de l’intestin grêle. Or, c’est précisément au sommet de ces villosités que se produit la lactase, l’enzyme qui digère le lactose. Résultat : une intolérance au lactose dite « secondaire » apparaît fréquemment chez les cœliaques au moment du diagnostic, comme le souligne la Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES).
Dans la majorité des cas, cette intolérance au lactose est transitoire : après plusieurs mois de régime strict sans gluten, la muqueuse intestinale se régénère et la production de lactase reprend progressivement. En attendant, il faut gérer les deux contraintes simultanément, ce qui demande un minimum d’organisation. Si vous cherchez à structurer vos repas de manière globale, notre guide du menu healthy pour la semaine pose d’excellentes bases.
Quoi manger sans gluten et sans lactose : les bases
Bonne nouvelle : la liste des aliments autorisés est bien plus longue que celle des interdits. Voici les grandes familles sur lesquelles construire vos menus.
Féculents autorisés : riz (blanc, complet, basmati), pommes de terre, patate douce, quinoa, sarrasin, millet, maïs, légumineuses (lentilles, pois chiches, haricots rouges). Ces aliments constituent la base énergétique de vos repas et se trouvent facilement en grande surface à prix raisonnables.
Protéines : toutes les viandes et poissons non transformés, les œufs, le tofu nature, les légumineuses. Méfiez-vous en revanche des charcuteries industrielles, des sauces et des panures qui contiennent souvent du gluten caché. Vérifiez systématiquement la mention « sans gluten » ou la liste d’ingrédients.
Produits laitiers alternatifs : boissons végétales (avoine certifiée sans gluten, amande, coco, riz), yaourts au soja ou au coco, crème de coco, fromages végétaux. Pour cuisiner, la crème de coco remplace avantageusement la crème fraîche dans la plupart des recettes salées et sucrées.
Fruits et légumes : tous, sans exception. Frais, surgelés ou en conserve (vérifiez l’absence de sauce ajoutée), ils doivent occuper la moitié de votre assiette. Pour organiser vos achats efficacement, consultez nos idées de listes de courses classées par rayon.

Les 3 aliments interdits dans le régime sans gluten
Le gluten est une protéine présente dans trois grandes céréales à bannir absolument :
1. Le blé (et toutes ses variantes : épeautre, kamut, blé dur, semoule, boulgour). C’est la céréale la plus omniprésente dans l’alimentation occidentale : pain, pâtes, biscuits, viennoiseries, chapelure, sauces épaissies.
2. L’orge, que l’on retrouve dans certaines soupes industrielles, la bière classique, le malt et les céréales du petit-déjeuner.
3. Le seigle, utilisé dans le pain de seigle, certains crackers et quelques whiskys (bien que la distillation élimine en principe le gluten, les personnes très sensibles préfèrent l’éviter).
L’avoine est un cas particulier : naturellement sans gluten, elle est très souvent contaminée lors de la récolte ou du stockage. Seule l’avoine portant la mention « sans gluten » ou le logo épi barré est sûre pour les cœliaques. En cas de doute, la Association Française Des Intolérants Au Gluten (AFDIAG) publie régulièrement des listes de produits certifiés.
Au-delà de ces trois céréales, le piège vient surtout des produits transformés : soupes en brique, plats préparés, sauces soja classiques, certains bouillons cubes, bonbons et médicaments. La lecture des étiquettes devient un réflexe indispensable. Les mentions « traces de gluten » ou « fabriqué dans un atelier utilisant du blé » doivent alerter les cœliaques diagnostiqués.
Menu complet : 7 jours sans gluten sans lactose
Voici un planning de menus pour une semaine entière, pensé pour 4 personnes, avec des recettes simples et des ingrédients accessibles. Ce menu peut servir de base à adapter selon vos goûts. Pour un modèle plus généraliste, notre menu de la semaine équilibré pour 4 personnes vous donnera d’autres idées complémentaires.
| Jour | Petit-déjeuner | Déjeuner | Dîner |
|---|---|---|---|
| Lundi | Porridge de flocons de riz, lait d’amande, banane, noix | Salade de quinoa, poulet grillé, poivrons, vinaigrette citron-huile d’olive | Soupe de butternut au lait de coco, tartines de sarrasin |
| Mardi | Smoothie mangue-coco, galette de sarrasin nature | Pavé de saumon, riz basmati, haricots verts vapeur | Omelette aux champignons, salade verte, pommes de terre sautées |
| Mercredi | Yaourt de coco, granola maison (flocons de riz, graines, miel) | Curry de pois chiches à la tomate et coco, riz complet | Salade de lentilles tièdes, œuf mollet, vinaigrette moutarde sans gluten |
| Jeudi | Tartines de pain sans gluten, purée d’amande, confiture | Poêlée de poulet aux légumes de saison, polenta crémeuse | Gratin de courgettes sans béchamel (crème de coco, fécule de maïs) |
| Vendredi | Crêpes de sarrasin, compote de pommes maison | Filet de cabillaud, purée de patate douce, brocolis vapeur | Pad thaï aux crevettes, nouilles de riz, sauce tamari |
| Samedi | Bol de millet soufflé, lait de riz, fruits rouges | Risotto aux asperges et champignons (bouillon maison) | Galettes de sarrasin garnies : jambon blanc sans gluten, roquette, tomate |
| Dimanche | Pancakes à la farine de riz, sirop d’érable, myrtilles | Rôti de dinde, gratin dauphinois sans lait (crème de soja), salade | Velouté de petits pois à la menthe, crackers de riz |
Ce menu fournit en moyenne 1 800 à 2 200 kcal par jour selon les portions, avec un bon équilibre entre protéines, glucides complexes et lipides. Vous pouvez ajouter des collations : fruits frais, poignée d’oléagineux, carré de chocolat noir (vérifiez l’absence de traces de lait).
Pour ceux qui souhaitent réduire la viande dans ce planning, notre menu d’une semaine sans viande propose des alternatives végétales compatibles avec les contraintes sans gluten.

Comment planifier ses menus pour la semaine
Planifier ses repas quand on cumule deux évictions alimentaires n’est pas un luxe, c’est une nécessité. Sans plan, on retombe sur les mêmes plats, on oublie des nutriments essentiels ou on craque devant le rayon traiteur. Voici la méthode en 4 étapes que je recommande à mes lecteurs depuis des années.
Étape 1 : lister les protéines de la semaine. Commencez par choisir vos sources de protéines : deux repas de poisson, deux de volaille, un de viande rouge, un de légumineuses, un d’œufs par exemple. Cette base structure tout le reste.
Étape 2 : associer un féculent sans gluten à chaque repas. Variez au maximum : riz un jour, quinoa le lendemain, pommes de terre, polenta, sarrasin. La diversité évite la lassitude et couvre un plus large spectre de nutriments.
Étape 3 : compléter avec les légumes de saison. Consultez le calendrier des fruits et légumes du mois en cours. En achetant de saison, vous payez moins cher et vous mangez mieux. Pour aller plus loin sur le budget, notre article sur les 10 astuces pour dépenser moins aux courses est un bon complément.
Étape 4 : générer la liste de courses. Reportez chaque ingrédient par rayon. C’est la méthode détaillée dans notre guide d’une recette à une liste de courses. En regroupant par rayon, vous gagnez du temps en magasin et vous limitez les achats impulsifs.
Le batch cooking s’intègre parfaitement dans cette méthode : cuisinez les bases (riz, quinoa, légumineuses, légumes rôtis) le dimanche en 2 heures, puis assemblez chaque soir. Notre guide complet du batch cooking détaille le processus étape par étape.
Adapter ses menus selon la saison
Un menu semaine sans gluten sans lactose hiver ne ressemble pas à celui de l’été. En hiver, on privilégie les soupes épaisses (butternut-coco, poireaux-pommes de terre), les gratins à base de crème végétale, les plats mijotés (bœuf bourguignon au bouillon sans gluten, tajine de poulet aux pruneaux). Les légumes racines (carottes, panais, topinambours, céleris) deviennent la base des accompagnements.
En été, place aux salades composées (quinoa-feta végétale-tomates, riz-thon-olives), aux grillades, aux gaspachos et aux légumes grillés. Les fruits frais remplacent les compotes au dessert. Cette saisonnalité est aussi un levier budgétaire puissant : les courgettes coûtent trois fois moins cher en juillet qu’en janvier.
Pour les repas rapides du quotidien, gardez toujours en réserve des galettes de riz, du thon en conserve, des œufs, des boîtes de légumineuses et du tamari (sauce soja sans blé). En 15 minutes, vous assemblez un repas complet sans gluten ni lactose : riz réchauffé, œuf au plat, légumes poêlés, filet de tamari.

Farines sans gluten : comparatif et utilisations
Le choix de la farine conditionne la réussite de vos recettes maison. Voici un comparatif des principales farines sans gluten disponibles en France, avec leur prix moyen constaté en grande surface et en magasin bio (relevé 2025-2026).
| Farine | Prix moyen / kg | Goût | Meilleure utilisation | Indice glycémique |
|---|---|---|---|---|
| Riz | 2,50 à 4 € | Neutre | Pâtisserie, béchamel, panure | Élevé (95) |
| Sarrasin | 4 à 6 € | Noisette, rustique | Galettes, crêpes, pain | Modéré (50) |
| Pois chiche | 4 à 7 € | Légèrement amer | Socca, panisses, liaison | Bas (35) |
| Maïs | 2 à 3,50 € | Doux, sucré | Polenta, tortillas, gâteaux | Élevé (70) |
| Châtaigne | 8 à 12 € | Sucré, boisé | Pâtisserie, crêpes | Bas (65) |
| Coco | 7 à 10 € | Coco prononcé | Pâtisserie keto, épaississant | Très bas (35) |
| Manioc (tapioca) | 3 à 5 € | Neutre | Liant, moelleux, pain de fromage brésilien | Élevé (85) |
Mon conseil : ne cherchez pas une farine unique qui remplace le blé. Mélangez deux ou trois farines pour obtenir texture et goût satisfaisants. Par exemple, un mix classique pour la pâtisserie : 50 % farine de riz, 30 % fécule de maïs, 20 % farine de sarrasin. Ajoutez une cuillère à café de gomme de guar ou de xanthane pour compenser l’absence de gluten et obtenir du liant.
Pour la pâtisserie, les recettes de batch cooking en série incluent des gâteaux et biscuits sans gluten qui se conservent facilement toute la semaine.
Budget et astuces anti-gaspillage
L’idée reçue selon laquelle manger sans gluten coûte une fortune mérite d’être nuancée. Selon une étude publiée par l’UFC-Que Choisir, les produits estampillés « sans gluten » coûtent en moyenne deux à trois fois plus cher que leurs équivalents classiques. Mais cette comparaison concerne les produits industriels (pains, biscuits, pâtes). Si vous cuisinez à partir de matières premières naturellement sans gluten, l’écart se réduit considérablement.
Voici mes astuces concrètes pour tenir un budget de 5 à 7 € par personne et par jour :
Privilégiez les aliments bruts. Le riz, les pommes de terre, les lentilles, les œufs et les légumes de saison sont les aliments les moins chers du supermarché, et ils sont tous naturellement sans gluten ni lactose. Notre article sur le menu petit budget pour la semaine développe cette approche en détail.
Achetez les farines en vrac ou en magasin bio. Les farines de riz ou de sarrasin en vrac coûtent 30 à 40 % moins cher qu’en petit sachet de marque « sans gluten ». Vérifiez simplement la certification.
Faites vos laits végétaux maison. Un litre de lait d’amande maison revient à environ 1,20 € contre 2,50 à 3 € en brique. Il suffit de mixer 100 g d’amandes avec 1 litre d’eau, puis de filtrer.
Cuisinez en batch. Préparer les bases le dimanche réduit le gaspillage et les achats de dépannage. Selon l’ADEME, un foyer français jette en moyenne 30 kg de nourriture par personne et par an, dont 7 kg encore emballés. Planifier, c’est aussi lutter contre ce gaspillage. Pour bien conserver vos aliments, suivez notre guide par catégorie.
Surveillez les dates de péremption. Les produits sans gluten ont parfois des DLC plus courtes. Consultez notre article sur les dates de péremption pour savoir ce qui se consomme après la date et ce qui se jette.
Manger sans gluten fait-il dégonfler le ventre
C’est l’une des questions les plus posées, et la réponse mérite de la nuance. Chez une personne réellement intolérante au gluten (maladie cœliaque confirmée par biopsie) ou souffrant de sensibilité au gluten non cœliaque, l’arrêt du gluten entraîne effectivement une réduction significative des ballonnements, généralement en 2 à 4 semaines. L’inflammation intestinale diminue, la digestion s’améliore, et le ventre dégonfle visiblement.
En revanche, pour une personne sans pathologie identifiée, les bénéfices sont beaucoup moins clairs. Plusieurs études, dont celles compilées par l’INSERM, montrent qu’un effet placebo important entre en jeu. Le dégonflement ressenti peut aussi s’expliquer par la réduction des produits ultra-transformés (pizzas, viennoiseries, plats préparés) qui accompagne souvent un régime sans gluten, plutôt que par l’éviction du gluten lui-même.
Mon avis de journaliste, basé sur huit ans de couverture de ce sujet : ne vous lancez pas dans un régime d’éviction sans diagnostic médical préalable. Un bilan chez un gastro-entérologue (prise de sang + éventuelle biopsie) permet de trancher. Et surtout, ne supprimez jamais le gluten avant de faire le test, car cela fausse les résultats.
À retenir
- Basez vos menus sur des aliments naturellement sans gluten (riz, quinoa, pommes de terre, légumineuses) plutôt que sur des substituts industriels coûteux
- Mélangez 2 à 3 farines sans gluten différentes pour obtenir une texture satisfaisante en pâtisserie et en boulangerie
- Planifiez vos repas en commençant par les protéines, puis les féculents, puis les légumes de saison
- Cuisinez en batch le dimanche pour tenir toute la semaine sans craquer sur des plats préparés
- Consultez un gastro-entérologue avant de vous lancer dans un régime d’éviction, afin de poser un diagnostic fiable
Questions fréquentes
Quoi manger sans gluten et sans lactose ?
Tous les aliments bruts sont autorisés : viandes, poissons, œufs, fruits, légumes, riz, quinoa, sarrasin, millet, maïs, pommes de terre, légumineuses. Pour remplacer les produits laitiers, misez sur les boissons végétales (amande, coco, riz), les yaourts au soja ou au coco, et la crème de coco pour cuisiner. L’essentiel est de varier les sources de calcium : brocoli, amandes, sardines en conserve, eaux minérales riches en calcium comme Hépar ou Contrex.
Quels sont les 3 aliments interdits dans le régime sans gluten ?
Les trois céréales à bannir sont le blé (et ses variantes : épeautre, kamut, semoule, boulgour), l’orge et le seigle. L’avoine est autorisée uniquement si elle porte la certification « sans gluten », car elle est très souvent contaminée lors de sa transformation. Attention également aux produits transformés qui contiennent du gluten caché : soupes industrielles, sauces, charcuteries, bouillons cubes.
Est-ce que manger sans gluten fait dégonfler le ventre ?
Chez les personnes diagnostiquées cœliaques ou atteintes de sensibilité au gluten non cœliaque, oui : les ballonnements diminuent nettement en 2 à 4 semaines. Pour les personnes sans pathologie identifiée, l’effet est incertain et souvent lié à la réduction simultanée des produits ultra-transformés. Un diagnostic médical est indispensable avant de se lancer dans un régime d’éviction.
Comment faire des menus pour la semaine quand on est sans gluten et sans lactose ?
Suivez ces 4 étapes : 1) Choisissez vos protéines pour chaque jour (poisson, volaille, œufs, légumineuses). 2) Associez un féculent sans gluten différent à chaque repas (riz, quinoa, pommes de terre, polenta, sarrasin). 3) Complétez avec des légumes de saison. 4) Reportez tous les ingrédients sur une liste de courses organisée par rayon. Le batch cooking du dimanche permet ensuite de préparer les bases pour la semaine.
Quels substituts utiliser pour remplacer la crème et le beurre en cuisine sans lactose ?
La crème de coco est le substitut le plus polyvalent : elle convient aux soupes, gratins, sauces et desserts. Pour les pâtisseries, l’huile de coco désodorisée ou la margarine végétale sans lactose remplacent le beurre volume pour volume. En vinaigrette ou pour les cuissons à la poêle, l’huile d’olive reste la meilleure option. Les crèmes de soja ou d’avoine certifiée sans gluten fonctionnent aussi très bien pour les quiches et les flans.
Où trouver du pain sans gluten ni lactose à prix abordable ?
Le pain sans gluten industriel coûte entre 5 et 8 € le kilo en moyenne. Pour réduire la facture, deux options : le fabriquer maison avec un mix de farines (riz, sarrasin, fécule) en machine à pain, ce qui revient à environ 2,50 € le kilo ; ou remplacer le pain par des galettes de sarrasin, des crackers de riz ou des tortillas de maïs, souvent moins chers et naturellement sans gluten ni lactose.