Dans cet article
- La DDM (à consommer de préférence avant) est indicative : le produit reste consommable après, seule la qualité gustative peut diminuer
- La DLC (à consommer jusqu’au) est impérative : la dépasser expose à un risque sanitaire réel, surtout pour les viandes et produits laitiers frais
- Chaque année, un Français jette en moyenne 30 kg de nourriture dont 7 kg encore emballés, souvent par confusion entre DDM et DLC
- Les conserves, le miel, le riz et les pâtes sèches peuvent se consommer des mois, voire des années après leur DDM sans aucun danger
- Cinq aliments ne doivent jamais être consommés après leur DLC : viande hachée crue, poisson frais, charcuterie en barquette, produits traiteur réfrigérés et préparations à base d’œufs crus
- Bien ranger son réfrigérateur et adopter la règle du « premier entré, premier sorti » réduit le gaspillage de 25 à 40 %
Sommaire
- DLC et DDM : deux mentions, deux logiques totalement différentes
- Les aliments que l’on peut consommer après la date sans risque
- Les aliments à jeter impérativement après la date
- Tableau récapitulatif par catégorie de produits
- Les tests sensoriels : quand vos sens suffisent (et quand ils ne suffisent pas)
- La congélation pour allonger la durée de vie des aliments
- Bien ranger son réfrigérateur pour éviter le gaspillage
- L’impact économique du gaspillage lié aux dates de péremption
- Ce que dit la réglementation française et européenne
Vous êtes devant votre réfrigérateur, un yaourt à la main, et la date de péremption affiche « hier ». Direction la poubelle ? Pas forcément. Cette scène, on la vit tous au moins une fois par semaine. Et dans la majorité des cas, on jette un produit encore parfaitement consommable, par précaution ou par méconnaissance. Selon l’ADEME, le gaspillage alimentaire coûte entre 100 et 160 € par personne et par an en France, et la confusion autour des dates y contribue largement.
Pourtant, la réglementation est claire : il existe deux types de dates, et elles n’ont absolument pas la même valeur. L’une vous protège d’un risque sanitaire réel. L’autre vous indique simplement que le fabricant ne garantit plus le goût optimal du produit. Confondre les deux, c’est jeter de l’argent (et de la nourriture) sans raison.
Après huit ans à décortiquer les étiquettes pour mes lectrices, je vous propose un guide complet, sourcé et sans langue de bois, pour savoir exactement ce que vous pouvez manger après la date et ce que vous devez jeter sans hésiter. Avec des repères concrets, catégorie par catégorie.
DLC et DDM : deux mentions, deux logiques totalement différentes
Avant de trier quoi que ce soit, il faut comprendre la différence fondamentale entre les deux types de date de péremption qui figurent sur les emballages alimentaires en France.
La DLC : « à consommer jusqu’au »
La Date Limite de Consommation (DLC) concerne les denrées périssables : viande, poisson, produits laitiers frais, plats traiteur réfrigérés. Elle est fixée par le fabricant sous sa responsabilité et validée par des analyses microbiologiques. Passé cette date, le produit peut présenter un danger pour la santé, même s’il a l’air, l’odeur et le goût normaux. Certaines bactéries pathogènes comme Listeria monocytogenes ou Salmonella sont indétectables par nos sens.
La DGCCRF est formelle : vendre un produit dont la DLC est dépassée constitue une infraction. Ce n’est pas un détail réglementaire, c’est un indicateur du sérieux de cette date.
La DDM : « à consommer de préférence avant le »
La Date de Durabilité Minimale (DDM), anciennement appelée DLUO, est une indication de qualité, pas de sécurité. Le fabricant garantit que le produit conserve ses qualités organoleptiques optimales (goût, texture, couleur) jusqu’à cette date. Après, le produit reste consommable, mais il peut avoir perdu en saveur ou en croquant.
C’est la nuance que 47 % des consommateurs français ne maîtrisent pas, selon une étude de Que Choisir. Résultat : des tonnes de pâtes, de riz, de conserves et de biscuits finissent à la poubelle alors qu’ils sont parfaitement sains.

Les aliments que l’on peut consommer après la date sans risque
Voici la liste des produits que vous pouvez garder bien au-delà de leur DDM, à condition qu’ils aient été correctement stockés (emballage intact, à l’abri de la chaleur et de l’humidité).
Les produits secs et d’épicerie
Les pâtes, le riz, la semoule, les lentilles et les céréales se conservent des mois, parfois des années après la DDM. Leur très faible teneur en eau empêche le développement bactérien. Vérifiez simplement l’absence de mites alimentaires ou d’odeur rance. Un paquet de pâtes dépassé de six mois ne pose strictement aucun problème. Pour optimiser vos réserves, pensez à organiser vos placards avec une bonne méthode de conservation par catégorie.
Les conserves (boîtes métalliques et bocaux en verre)
Une conserve dont la boîte n’est ni bombée, ni cabossée, ni rouillée peut être consommée plusieurs années après sa DDM. Le procédé d’appertisation (stérilisation à haute température) élimine tous les micro-organismes. L’armée américaine a testé des conserves vieilles de 40 ans : elles étaient encore saines, juste moins goûteuses. Seule précaution : si la boîte est bombée (signe de développement de Clostridium botulinum), jetez-la sans l’ouvrir.
Le miel
Le miel est un cas à part. Grâce à sa concentration en sucre et son pH acide, il est naturellement bactériostatique. On a retrouvé du miel comestible dans des tombes égyptiennes vieilles de 3 000 ans. La DDM sur un pot de miel est une pure formalité réglementaire. Il peut cristalliser avec le temps : un passage au bain-marie le rendra liquide sans altérer ses propriétés.
Les yaourts nature et fromages à pâte dure
Ici, on entre dans une zone plus nuancée. Les yaourts nature (sans fruits, sans crème) portent une DLC, mais les experts de l’ANSES reconnaissent qu’un yaourt nature conservé au réfrigérateur entre 0 et 4 °C reste consommable jusqu’à 2 à 3 semaines après sa DLC, le milieu acide limitant la prolifération bactérienne. Attention : cela ne vaut pas pour les desserts lactés, les mousses ou les crèmes.
Les fromages à pâte dure (comté, beaufort, parmesan) ont une durée de vie très longue. Un peu de moisissure en surface ? Il suffit de gratter sur un centimètre et le reste est consommable. Ce n’est pas le cas des fromages à pâte molle ou des fromages frais.
Les épices, le café, le thé, le chocolat
Ces produits perdent en arôme mais ne deviennent pas dangereux. Un chocolat qui blanchit a simplement subi un blanchiment gras (remontée du beurre de cacao en surface) : il est parfaitement comestible. Le café moulu perd de son intensité, les épices de leur puissance aromatique, mais aucun risque sanitaire n’est en jeu.
Les huiles végétales
L’huile d’olive, de tournesol ou de colza se conserve 12 à 18 mois après ouverture si elle est gardée à l’abri de la lumière et de la chaleur. L’huile rance se détecte facilement à l’odeur : si elle sent le « vieux », elle a perdu ses qualités nutritionnelles (notamment les oméga-3) mais n’est pas toxique à proprement parler.
Les aliments à jeter impérativement après la date
Certains produits ne laissent aucune marge de manœuvre. La DLC doit être respectée à la lettre pour les catégories suivantes.
La viande crue, surtout la viande hachée
La viande hachée est le produit le plus à risque car le hachage multiplie les surfaces de contact avec les bactéries. La DGCCRF classe la viande hachée dans les aliments à risque élevé pour les intoxications à E. coli (STEC). Ne dépassez jamais la DLC, même d’un jour.
Le poisson cru et les fruits de mer
Le poisson frais est extrêmement périssable. L’histamine, un composé toxique, se forme rapidement dans certains poissons (thon, maquereau, sardine) lorsque la chaîne du froid est rompue, et la cuisson ne la détruit pas. Un poisson dont la DLC est dépassée peut provoquer une intoxication histaminique sévère.
La charcuterie en barquette sous atmosphère modifiée
Le jambon blanc, les lardons, la charcuterie tranchée en barquette dépendent d’une atmosphère protectrice. Dès que la DLC est passée, le risque de listériose augmente significativement. La Listeria a la particularité de se développer même à des températures de réfrigération (dès 2 °C). C’est l’une des bactéries les plus surveillées par les autorités sanitaires.
Les plats traiteur et salades préparées réfrigérés
Ces produits combinent plusieurs facteurs de risque : manipulation importante, ingrédients variés, conservation au froid positif. Leur DLC est souvent courte (3 à 5 jours) et doit être respectée scrupuleusement. Une bonne planification via un menu de semaine équilibré évite d’accumuler ces produits dans le réfrigérateur.
Les préparations à base d’œufs crus
Mayonnaise maison, mousse au chocolat, tiramisu : ces préparations doivent être consommées dans les 24 heures en raison du risque de salmonellose. Les versions industrielles ont une DLC plus longue grâce aux conservateurs, mais elle ne doit pas être dépassée.

Tableau récapitulatif par catégorie de produits
Pour y voir clair d’un seul coup d’œil, voici un tableau qui résume ce que vous pouvez garder et ce que vous devez jeter, avec les durées indicatives après la date affichée sur l’emballage.
| Produit | Type de date | Consommable après ? | Durée indicative après la date | Risque principal |
|---|---|---|---|---|
| Pâtes, riz, semoule | DDM | Oui | 6 mois à 1 an | Aucun (vérifier les mites) |
| Conserves (boîte intacte) | DDM | Oui | 1 à 5 ans | Aucun si boîte non bombée |
| Miel | DDM | Oui | Illimité | Aucun |
| Biscuits secs, céréales | DDM | Oui | 2 à 6 mois | Perte de croquant |
| Chocolat | DDM | Oui | 6 à 12 mois | Blanchiment sans danger |
| Épices, thé, café | DDM | Oui | 6 mois à 2 ans | Perte d’arôme |
| Huiles végétales | DDM | Oui | 3 à 6 mois | Rancissement (détectable) |
| Yaourt nature | DLC | Oui, avec prudence | 2 à 3 semaines | Faible si réfrigéré à 4 °C |
| Fromage à pâte dure | DLC/DDM | Oui | Plusieurs semaines | Moisissure de surface (gratter) |
| Viande hachée crue | DLC | Non | 0 jour | E. coli, salmonelle |
| Poisson frais | DLC | Non | 0 jour | Histamine, listeria |
| Charcuterie en barquette | DLC | Non | 0 jour | Listériose |
| Plats traiteur réfrigérés | DLC | Non | 0 jour | Contamination multiple |
| Œufs | DCR (28 jours) | Oui, 1 à 2 sem. | Tester dans l’eau | Salmonelle (bien cuire) |
| Lait UHT fermé | DDM | Oui | 2 à 3 mois | Aucun si emballage intact |
| Lait frais pasteurisé | DLC | Non | 0 jour | Contamination bactérienne |
Ce tableau est un point de départ. Pour chaque produit, la condition essentielle reste le respect de la chaîne du froid et l’intégrité de l’emballage. Un produit dont l’emballage est endommagé ne bénéficie plus de ces durées indicatives.
Les tests sensoriels : quand vos sens suffisent (et quand ils ne suffisent pas)
On entend souvent le conseil « fiez-vous à votre nez ». C’est pertinent dans certains cas, dangereux dans d’autres. Voici comment faire la différence.
Quand vos sens sont fiables
Pour les produits à DDM dépassée, vos sens sont d’excellents indicateurs. Un yaourt qui sent l’aigre, un biscuit ramolli, une huile rance : vous percevez la dégradation de la qualité, pas un danger sanitaire. Si le produit a un aspect, une odeur et un goût normaux, vous pouvez le consommer en toute confiance.
Le test de l’œuf dans l’eau est particulièrement utile : plongez l’œuf dans un grand verre d’eau froide. S’il coule et reste à plat, il est très frais. S’il se redresse légèrement, il est moins frais mais consommable (cuisson complète recommandée). S’il flotte, jetez-le.
Quand vos sens vous trompent
Pour les produits à DLC (viande, poisson, charcuterie), vos sens ne suffisent pas. La Listeria monocytogenes ne modifie ni le goût, ni l’odeur, ni l’aspect des aliments. Une tranche de jambon contaminée peut paraître parfaitement normale. De même, les toxines de Staphylococcus aureus sont inodores et résistantes à la cuisson. C’est pourquoi la DLC est non négociable pour ces produits, quelles que soient vos impressions sensorielles.
La congélation pour allonger la durée de vie des aliments
La congélation est votre meilleure alliée pour éviter de jeter des produits dont la date approche. Voici les règles à connaître.
Les principes de base
Vous pouvez congeler un produit avant sa DLC (jamais après). Une fois congelé à -18 °C, le développement bactérien est stoppé. La plupart des aliments se conservent 2 à 6 mois au congélateur sans perte notable de qualité. Pensez à noter la date de congélation sur le sachet ou le contenant.
Cette stratégie s’intègre parfaitement dans une démarche de batch cooking : cuisinez en avance, portionnez, congelez. Vous maîtrisez votre budget courses tout en limitant le gaspillage.
Ce qu’on peut congeler (et ce qu’on évite)
La viande, le poisson, le pain, les plats cuisinés, les fruits et légumes (blanchis de préférence), les herbes aromatiques : tout cela se congèle très bien. En revanche, évitez de congeler les œufs en coquille (risque d’éclatement), les produits laitiers frais type crème fraîche (texture altérée), les crudités à forte teneur en eau (concombre, tomate, salade) et les préparations à base de gélatine.
Règle d’or : ne recongelez jamais un produit décongelé, sauf si vous l’avez cuit entre-temps. La décongélation libère de l’eau qui favorise la multiplication bactérienne ; recongeler sans cuisson intermédiaire ne tuera pas ces bactéries.

Bien ranger son réfrigérateur pour éviter le gaspillage
Un réfrigérateur mal rangé, c’est le premier facteur de gaspillage lié aux dates de péremption. On oublie des produits au fond, on ne voit pas que la DLC approche, on achète en double ce qu’on avait déjà.
La règle du « premier entré, premier sorti »
En grande distribution, cette méthode s’appelle le FIFO (First In, First Out). Appliquez-la chez vous : quand vous rangez vos courses, placez les nouveaux produits derrière les anciens. Les dates les plus proches doivent toujours être devant, à hauteur des yeux. Une habitude simple qui, selon l’ADEME, réduit le gaspillage domestique de 25 à 40 %.
Les zones de température du réfrigérateur
Chaque zone a sa température, et chaque aliment sa place :
- Zone la plus froide (0 à 4 °C), généralement en bas : viandes, poissons, charcuterie, plats cuisinés entamés
- Zone intermédiaire (4 à 6 °C), au milieu : produits laitiers, œufs, restes
- Bac à légumes (8 à 10 °C) : fruits et légumes frais, fromages en cours d’affinage
- Porte (6 à 8 °C) : boissons, condiments, beurre, confitures
Placez un thermomètre dans votre réfrigérateur : selon une enquête de 60 Millions de consommateurs, un réfrigérateur sur trois en France est réglé au-dessus de 6 °C, ce qui raccourcit la durée de vie de tous les produits frais. Un investissement de 5 € qui peut vous faire économiser bien plus.
La liste de courses comme outil anti-gaspillage
Avant de faire vos courses, ouvrez votre réfrigérateur et notez ce qui doit être consommé en priorité. Planifier ses repas à partir de ce qu’on a déjà est la meilleure stratégie anti-gaspillage. Comme le confirment les études sur le sujet, faire une liste de courses réduit significativement les achats impulsifs et donc les produits qui finissent par périmer. Pour dépenser moins aux courses, la planification reste l’arme la plus efficace.
L’impact économique du gaspillage lié aux dates de péremption
Les chiffres sont vertigineux. En France, le gaspillage alimentaire représente 10 millions de tonnes par an selon l’ADEME, soit une valeur commerciale estimée à 16 milliards d’euros. Les ménages en sont responsables à hauteur de 33 %, loin devant la restauration (14 %).
À l’échelle d’un foyer de quatre personnes, cela représente entre 400 et 640 € jetés chaque année. L’essentiel de ce gaspillage concerne des fruits et légumes abîmés, des restes non consommés et, précisément, des produits jetés à cause de la date de péremption alors qu’ils étaient encore bons.
Réduire ce gaspillage, c’est aussi un levier direct sur votre budget courses familial. Une famille qui applique les principes de cet article peut facilement récupérer 15 à 20 € par mois, soit l’équivalent d’un repas complet pour quatre.
Du côté environnemental, le gaspillage alimentaire génère 3 % des émissions de gaz à effet de serre en France (source : ADEME). Chaque aliment jeté a mobilisé de l’eau, de l’énergie et des terres pour sa production, son transport et sa conservation. Jeter un kilo de bœuf, c’est gaspiller 15 000 litres d’eau.
Ce que dit la réglementation française et européenne
La réglementation sur les dates de péremption repose sur le règlement européen n° 1169/2011 (INCO), transposé en droit français. Voici ce qu’il faut retenir.
Les obligations des fabricants
Le fabricant est seul responsable de la détermination de la date (DLC ou DDM) apposée sur son produit. Il doit la fixer sur la base d’études de vieillissement et d’analyses microbiologiques, en prenant une marge de sécurité. C’est pourquoi les dates sont souvent conservatrices : le fabricant se protège juridiquement en raccourcissant les durées.
Les évolutions réglementaires récentes
Depuis la loi anti-gaspillage (AGEC) de 2020, les distributeurs sont tenus de donner les invendus alimentaires encore consommables à des associations. Par ailleurs, la Commission européenne travaille sur une révision des règles d’étiquetage pour supprimer la DDM sur certains produits à très longue conservation (pâtes, riz, café, sucre, sel, vinaigre). Cette mesure, si elle est adoptée, pourrait réduire significativement le gaspillage lié à la confusion entre DDM et DLC.
En France, depuis 2022, les mentions « ce produit peut être consommé après cette date » sont autorisées sur les emballages portant une DDM. Certaines enseignes comme Carrefour ou Intermarché ont commencé à l’appliquer sur leurs marques distributeur.
Ce que vous risquez en tant que consommateur
Rien, juridiquement. Consommer un produit après sa date n’est pas interdit par la loi. C’est sa vente qui l’est (pour la DLC). Vous êtes donc libre de vos choix, à condition d’en connaître les implications sanitaires. D’où l’importance d’un article comme celui-ci, et de toujours bien préparer sa liste de courses pour n’acheter que ce que l’on consommera réellement.
À retenir
- Apprenez à distinguer la DLC (impérative, sécurité) de la DDM (indicative, qualité) : c’est la clé pour ne plus jeter inutilement
- Les conserves, pâtes, riz, miel et épices restent consommables des mois après leur DDM si l’emballage est intact
- Ne dépassez jamais la DLC sur la viande hachée, le poisson frais, la charcuterie en barquette et les plats traiteur réfrigérés
- Congelez les produits avant leur DLC pour allonger leur durée de vie de plusieurs mois
- Appliquez la règle du « premier entré, premier sorti » dans votre réfrigérateur pour réduire le gaspillage de 25 à 40 %
Questions fréquentes
Peut-on manger un yaourt périmé depuis une semaine ?
Un yaourt nature, sans fruits ni crème, conservé en permanence au réfrigérateur entre 0 et 4 °C, reste généralement consommable jusqu’à 2 à 3 semaines après sa DLC. Le milieu acide du yaourt freine le développement des bactéries pathogènes. En revanche, si le yaourt a gonflé, présente des moisissures ou une odeur inhabituelle, jetez-le. Cette tolérance ne s’applique pas aux desserts lactés (crèmes, mousses, flans) qui ont une composition plus propice au développement bactérien.
Quelle est la différence entre « à consommer jusqu’au » et « à consommer de préférence avant le » ?
« À consommer jusqu’au » correspond à la DLC (Date Limite de Consommation). C’est une date de sécurité : au-delà, le produit peut présenter un risque pour la santé. « À consommer de préférence avant le » correspond à la DDM (Date de Durabilité Minimale). C’est une date de qualité : le produit reste sain après cette date, mais peut perdre en goût, en texture ou en valeur nutritionnelle. La DDM concerne les produits secs, les conserves, les surgelés ; la DLC concerne les produits frais et périssables.
Les conserves sont-elles encore bonnes après la date de péremption ?
Oui, les conserves dont la boîte est intacte (non bombée, non cabossée, non rouillée) peuvent être consommées plusieurs années après leur DDM. Le processus de stérilisation à haute température élimine tous les micro-organismes. Le goût peut s’altérer légèrement avec le temps, mais il n’y a aucun risque sanitaire. La seule exception : une boîte bombée, signe possible de production de toxine botulique. Dans ce cas, jetez-la sans l’ouvrir.
Peut-on congeler un aliment dont la date de péremption est proche ?
Oui, à condition de le faire avant que la DLC ne soit dépassée. La congélation stoppe le développement bactérien et permet de conserver la plupart des aliments pendant 2 à 6 mois supplémentaires. Pensez à noter la date de congélation et à bien emballer le produit pour éviter les brûlures de congélation. Attention : il ne faut jamais recongeler un produit décongelé sans l’avoir cuit entre-temps, car la décongélation favorise la multiplication bactérienne.
Le lait UHT est-il consommable après la date ?
Le lait UHT non ouvert porte une DDM, pas une DLC. Il peut donc être consommé 2 à 3 mois après la date indiquée si la brique est restée fermée et stockée à température ambiante. Une fois ouvert, il doit être conservé au réfrigérateur et consommé dans les 3 à 5 jours, date de péremption ou non. Le lait frais pasteurisé, en revanche, porte une DLC et ne doit pas être consommé après cette date.
Comment savoir si un œuf est encore bon après la date ?
La date indiquée sur les œufs est la DCR (Date de Consommation Recommandée), fixée à 28 jours après la ponte. Après cette date, l’œuf peut encore être consommé pendant 1 à 2 semaines à condition de bien le cuire (omelette, gâteau). Pour vérifier sa fraîcheur, plongez-le dans un grand verre d’eau froide : s’il coule et reste à plat, il est frais ; s’il se redresse, il est moins frais mais consommable cuit ; s’il flotte, il est à jeter.